Le 28 mai 2006 en la Basilique Saint Epvre... profession de foi !

Voici une partie du groupe de catéchèse qui m'a été confié cette année.

Ingrid, Clémence, Caroline et Hélène (de gauche à droite)
Le 28 mai 2006 en la Basilique Saint Epvre... profession de foi !

# Posté le mardi 13 juin 2006 05:26

Texte de la soutenance du mémoire (vendredi 2 juin 2006 à 10h)

Soutenance de mémoire

Vendredi 2 juin à 10h

Bonjour Messieurs,

Le choix du sujet :
L'histoire du traité établissant une Constitution pour l'Europe correspond un peu à ma scolarité à l'Institut d'Études Politiques. Ce traité est le fruit d'un processus commencé au conseil de Laeken en 2001 dont l'objet était la réforme des institutions. Dans un premier temps, une Convention, réunie de février 2002 à juin 2003, a élaboré un projet de traité. Le 18 juillet 2003, le président de la Convention, M. Valéry Giscard d'Estaing, a remis ce projet à M. Silvio Berlusconi, alors président du Conseil européen. Ce projet a été la base de travail d'une conférence intergouvernementale dans la deuxième moitié de 2003 sous la présidence italienne . Ce n'est que le 18 juin 2004, sous la présidence irlandaise, que les chefs d'État et de Gouvernement ont trouvé un accord. Le 29 octobre 2004, les chefs d'État et de Gouvernement des 25 États membres de l'UE ont signé le traité établissant une constitution pour l'Europe.
En parallèle, le contexte français avec la loi sur le port des insignes religieux du 15 mars 2004, suivie du centenaire de la loi sur la séparation de l'Église et de l'État de 1905 a souligné pour moi qui suis fervent d'actualité l'intérêt de la question religieuse. Très intéressé par l'Europe et désireux d'élargir la question de la laïcité au niveau européen, je me suis logiquement concentré sur le débat qui a eu lieu sur la mention des racines chrétiennes dans le préambule de l'ex-future Constitution européenne. L'idée d'un mémoire sur ce sujet se précisait dès ma deuxième année et je commençais à accumuler les ressources bibliographiques. Comme le sujet restait encore vaste, j'ai considéré la question des racines chrétiennes de l'Europe sans chercher ici à les démontrer historiquement.

Le mandat de la Convention a évolué vers une mission élargie qui comprend, pour la première fois, la définition de valeurs communes pour l'Europe. Ces valeurs se retrouvent non seulement dans le préambule, mais aussi dans la charte fondamentale des droits fondamentaux incorporée au traité. Le débat a été particulièrement vif au sujet de la mention des racines chrétiennes. Il s'agissait de définir l'identité européenne, un enjeu essentiel.
Les médias, les forces politiques et sociales, ainsi que le Saint-Siège ont largement participé au « forum » public souhaité par les rédacteurs du traité. À travers ce débat, la définition de l'idée européenne au c½ur du projet pour l'Europe du XXIème siècle était de plus en plus précise. Les rédacteurs successifs ont eu à répondre à des questions simples : « qu'est-ce qui unit les peuples européens ? » ou encore « sur quels fondements construit-on l'Europe de demain ? ».
C'est pourquoi je me suis demandé dans quelle mesure le débat sur la mention des racines chrétiennes dans le traité établissant une Constitution pour l'Europe et son issue, c'est-à-dire son exclusion, ont participé à la définition du projet européen.



Les sources :

Pour tenter d'y répondre, j'ai examiné le débat au sein de la Convention et le débat public, en croisant les informations provenant de diverses sources.
Certes un sujet aussi proche dans le temps et dans l'espace présentait le risque d'une confusion entre histoire et actualité, mais offrait aussi des avantages. Rencontrer des acteurs qui ont contribué au débat n'a pourtant pas été chose aisée. Beaucoup de conventionnels ont refusé de me rencontrer comme Messieurs Valéry Giscard d'Estaing ou Olivier Duhamel. La barrière de la langue avec certains députés a pu aussi jouer. Seuls deux ont répondu positivement, Jean-Luc Dehaene et Alain Lamassoure. M. Dehaene, vice-président de la Convention et ancien premier ministre belge (1992-1999) et M. Lamassoure, ancien ministre français délégué aux affaires européennes (1993-1995), ont été des acteurs de premier plan dans la rédaction du traité constitutionnel . Une autre difficulté fut paradoxalement de trouver des éléments sur les débats internes à la Convention et à la Conférence interGouvernementale. Je souhaitais travailler non seulement sur la position française, mais aussi sur celles des autres pays de l'union. Je me suis alors intéressé aux contributions des politiques, aux documents de l'Église Catholique, aux documents officiels des institutions européennes, à la presse internationale et à la presse nationale. La présence d'étudiants d'Europe de l'Est à l'IEP m'a beaucoup aidé pour traduire certains termes. J'ai aussi utilisé des travaux d'universitaire et le cours de M. Clément sur l'histoire de l'idée européenne qui s'appuie sur un certain nombre de penseurs politiques.



Les principales conclusions :

Ce mémoire m'a permis d'arriver à un certain nombre de conclusions. Le processus de rédaction de la Constitution européenne permettait, pour la première fois, de réfléchir aux valeurs communes. La Convention a finalement opté pour le « consensus par recoupement », formule du philosophe John Rawls. La formulation « héritages culturels, spirituels et humanistes » renvoie à une évocation plurielle et implicite pour tous. Il n'y a pas de consensus. La Convention a alors cherché à détourner le problème en faisant une description qui pourrait fédérer l'ensemble. La solution minimaliste, ambiguë et elliptique, vague et imprécise, ne définit pas une sève commune unificatrice. On laisse les valeurs opposées s'affronter dans une approche fédéraliste au sens de la dialectique proudhonienne.
Un bilan met en balance sept pays opposés (France, Danemark, Belgique, Suède, Finlande, Estonie, Espagne), cinq plutôt neutres (Autriche, Luxembourg, Royaume-Uni, Slovénie et Lettonie) et 13 pour (Portugal, Slovaquie, Lituanie, République Tchèque, Italie, Pologne, Pays-Bas, Grèce, Allemagne, Hongrie, Malte, Chypre et Irlande). Le choix final ne reflèterait pas celui de la majorité.
Le précédent idéologique de la Convention sur la charte des droits fondamentaux a fait peser la réalité de la menace du veto français. De surcroît, les mêmes membres, pour une part non négligeable, ont eu à répondre au même problème posé : la question de la mention religieuse. Il est important de souligner que le choix final ne reflète pas les constitutions nationales où les formules consacrées à Dieu sont pourtant courantes comme la formule allemande qui introduit la Loi Fondamentale de 1949 : « Conscients de nos responsabilités devant Dieu ».
En réaction, l'Église catholique a souhaité mettre en garde contre le danger suivant : construire l'Europe sur une anthropologie sans Dieu et sans le Christ, voire un contrat social qui rejette tout droit naturel . Mais cette action de l'Église, relayée par maintes Églises locales et même d'autres confessions, a perdu de sa valeur pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'Église française s'est montrée timorée ou même réfractaire. De surcroît, les démocrates chrétiens dans ce même pays seraient même devenus saint-simoniens à l'instar de Jean-Luc Dehaene. Enfin, des pays en faveur de la mention n'auraient pas été prêts à mettre dans les négociations leur veto, contrairement à la France sous prétexte de contrevenir à la laïcité.
Le christianisme, utilisé pour sa symbolique par des proudhoniens de droite – lecteurs de Georges Sorel – à l'origine de la construction européenne, n'est plus considéré par leurs héritiers comme un mythe nécessaire pour faire avancer les peuples européens dans son développement actuel. La recherche de la puissance économique correspond à la finalité première du projet européen, avouent les principaux penseurs du traité constitutionnel. D'ailleurs, nous avons relevé une forte concentration de juristes (9/13) et d'économistes (8/13) au sein du praesidium de la Convention.
Quelle est alors la nature du lien européen ? Que signifie être européen ? Est-ce partager un même socle de culture ? Le cas échéant, il faut alors dire de quel fond de culture il s'agit. Ce n'était de toute façon pas l'essentiel, pas la finalité première dans l'esprit des rédacteurs de ce texte. D'une certaine manière, le débat sur l'identité européenne a ainsi été esquivé ne permettant pas de résoudre la question des frontières de l'Union européenne.
Je vous remercie.

Les membres du jury : Jean-Louis Clément, maître de conférences d'histoire contemporaine à Sciences Po Strasbourg et Guy Siat, directeur de la Prépa Ena de Strasbourg et membre du jury de l'ENA 2002 et 2003.

# Posté le samedi 03 juin 2006 08:31

L'UE : de la négation des racines à la question des valeurs

Thibault BAZIN
L'Union européenne : de la négation des racines à la question des valeurs.
Juin 2006

Résumé en français
Le 29 octobre 2004, les chefs d'État et de Gouvernement des 25 États membres de l'UE ont signé le traité établissant une constitution pour l'Europe. Le processus de rédaction de la Constitution européenne permettait, pour la première fois, de réfléchir aux valeurs communes. Il s'agissait de définir l'identité européenne, un enjeu essentiel.
Le débat a été particulièrement vif au sujet de la mention des racines chrétiennes. Les deux années de réflexion ont conduit à la formulation suivante au début du préambule : « S'inspirant des héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe, [...] ». Ce choix marque l'éviction des « racines chrétiennes », ce qu'encore aujourd'hui continuent de contester avec force le Saint-Siège et la Pologne.
Comment s'est réalisée l'adoption du texte final ? Le choix final reflète-t-il celui de la majorité comme le prétend M. Lamassoure ? Quels sont les arguments des opposants et des partisans ? Quelle est alors la nature du lien européen si il n'est pas chrétien ? Quelle idée européenne pour l'Europe du XXIème siècle a été esquissée par ce débat ?


Summary in English
On October 2004, the 25 EU member states' chefs of State and Governments have signed the treaty establishing a constitution for Europe. The European Constitution drafting process enabled to consider the common values of the EU. It transpires that a major stake was the definition of the European identity.
The debate has been especially lively concerning the Christian roots. After two years of considering, this formulation has emerged at the preamble's introduction: “Inspired from the cultural, religious and humanist heritage of Europe (...)”. This choice leads to the eviction of the “Christian roots”, contested by the Holy See and Poland.
How has the final text been adopted? Is the final choice a reflection of the majority as Mr. Lamassoure pretends? What are the arguments of the opponents and proponents? What is the substance of the European link if it is not the Christian one? What kind of idea for the XXIe century's Europe has been outlined through this debate?

Mots-clefs :
Constitution européenne / Turquie / laïcité / racines chrétiennes / construction européenne / CIG / Convention / VGE / idée européenne / identité européenne / politique européenne de l'Église catholique / démocratie chrétienne / analyse sociologique des conventionnels
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# Posté le samedi 03 juin 2006 08:28

« Jeunes, apprenez de Marie à faire la volonté de Dieu » MESSAGE DE BENOIT XVI AUX JEUNES

« Jeunes, apprenez de Marie à faire la volonté de Dieu » MESSAGE DE BENOIT XVI AUX JEUNES
ROME, Mercredi 3 mai 2006 (ZENIT.org) – « Jeunes, apprenez de Marie à faire la volonté de Dieu »: tel a été le message de Benoît XVI aux jeunes, en italien, à l'issue de l'audience générale de ce mercredi, sous le soleil presque estival de la place Saint-Pierre, en présence de plus de 50.000 visiteurs.

Dans son message aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés, le pape disait : « Nous venons à peine d'inaugurer le mois de mai, particulièrement consacré à la Vierge Marie, et je vous exhorte, chers jeunes à vous mettre chaque jour à son école, pour apprendre d'elle à accomplir la volonté de Dieu ».

« En contemplant la Mère du Christ crucifié, continuait le pape, sachez, chers malades, accueillir la valeur salvifique de toute croix même des plus lourdes ».

Enfin, le pape disait: « Je vous confie, chers jeunes mariés, à la protection maternelle de la Sainte Vierge, afin que vous puissiez créer dans vos familles le climat de prière et d'amour de la maison de Nazareth ».

# Posté le samedi 06 mai 2006 11:55

Invitation de Benoît XVI : Redécouvrir le rôle de Marie en 31 jours (le mois de mai)

Invitation de Benoît XVI : Redécouvrir le rôle de Marie en 31 jours (le mois de mai)
ROME, Dimanche 30 avril 2006 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI invite les croyants à profiter du mois de mai pour redécouvrir le rôle de Marie dans leur vie.

Le pape a rappelé, dans sa méditation précédant la prière du Regina Caeli, ce dimanche à midi, qu'après la résurrection du Christ, les apôtres se réunissaient, « réconfortés par la présence de Marie ».

« La Vierge fut pour eux une mère et un maître, rôle qu'elle continue de jouer envers les chrétiens de tous les temps », a-t-il souligné.

Benoît XVI a précisé que pendant le temps pascal, les croyants revivent « de manière plus intense cette expérience ».

C'est peut-être « pour cette raison » que « la tradition populaire a consacré le mois de mai, qui tombe normalement entre Pâques et la Pentecôte, à Marie », a ajouté Benoît XVI.

Le pape invite les croyants à profiter de ce mois de mai pour redécouvrir la « fonction maternelle » de Marie, afin d'être « toujours des disciples dociles et des témoins courageux du Seigneur ressuscité ».

L'évêque de Rome a confié à Marie « les besoins de l'Eglise et du monde entier, spécialement marqué en ce moment par de nombreuses zones d'ombre ».

« En invoquant l'intercession de saint Joseph également, dont nous rappellerons demain la mémoire, en particulier en pensant au monde du travail, nous nous tournons vers Elle avec la prière du Regina Caeli, prière qui nous fait goûter la joie réconfortante de la présence du Christ ressuscité », a conclu le pape.

Benoît XVI se rendra demain, 1er mai, au sanctuaire du « Divino Amore », situé au sud de Rome, pour prier le chapelet (cf. http://www.santuariodivinoamore.it).

# Posté le lundi 01 mai 2006 06:41